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mercredi, 11 juin 2014

Lecture stoïcienne

« Il m’a montré aussi à (...) toujours apporter grande attention à mes lectures, et à ne pas me contenter de comprendre à demi ce que je lisais ; à ne pas acquiescer trop vite aux propositions qui m’étaient faites. »

Marc Aurèle

01:27 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lire

vendredi, 25 avril 2014

Lecture épochale

« Mais afin que cet objet même ne soit pas manqué, j’adresse au lecteur une requête: c’est qu’il suspende son jugement jusqu’à ce qu’il ait au moins une fois tout lu jusqu’au bout, avec ce degré d’attention et de réflexion que le sujet semble bien mériter. Il y a quelques passages, en effet, qui, pris en eux-mêmes, sont exposés (et il n’y a pas à cela de remède) à des interprétations grossièrement fausses, et prêtent à l’accusation de conduire à des conséquences absurdes, dont on verra, si on lit tout, qu’ils se trouvent exempts. Et, pareillement, il est très probable qu’une lecture complète, mais trop rapide, occasionnera encore des méprises sur le sens. Mais, pour un lecteur qui pense, je me flatte que tout sera clair et facile à saisir. »

Berkeley

14:42 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lire

mardi, 02 octobre 2012

Amphibologie

En tant que champ des préoccupations de l’interprète, la situation herméneutique peut certes régler, en fonction de l’importance de celles-ci en lui, l’ordre de découverte de ces interprétations, ou bien celui de leur préférence selon un certain paramètre, mais nullement confiner l’interprète dans une seule d’entre elles : l’accès à l’une, en effet, étant déjà compréhension de la signification, même si ce n’est qu’unilatéralement, repose précisément sur la compréhension de l’espace commun où l’équivocité du texte se constate, de telle sorte qu’elle porte forcément en elle la possibilité de l’accès à l’autre.

22:06 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lire

samedi, 31 mars 2012

Littéralité

« Ne prenez pas pour métaphores des concepts qui, malgré l'apparence, n'en sont pas; comprenez que le mot même de métaphore est un leurre, un pseudo-concept, auquel se laissent prendre en philosophie non seulement ses adeptes mais ses contempteurs, et dont tout le système des « devenirs » ou de la production du sens est la réfutation. Cette chaîne étrange et bigarrée que déployait la parole de Deleuze, l'auditeur de bon sens pouvait bien lui opposer son cadastre et n'y trouver que du figuré. Il n'en recevait pas moins en sourdine le perpétuel démenti du « à la lettre », l'invitation à placer son écoute en-deçà du partage établi d'un sens propre et d'un sens figuré. »

François Zourabichvili

23:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lire

jeudi, 28 mai 2009

Lire

« Qu’est-ce qu’expliquer un texte philosophique ? Cela ne doit pas signifier le traduire dans un langage commun, car c’est là l’illusion par excellence qui barre à jamais l’accès aux textes philosophiques. Il s’agit au contraire d’amener le lecteur ou l’auditeur à comprendre la langue dans laquelle le texte est écrit, langue nécessaire qui est à la fois le moyen et l’effet de la pensée qui s’y exprime. En somme : non pas extraire des significations, en produisant une réplique explicite du texte, mais s’engager dans le mouvement du sens inséparable du texte lui-même ; non pas sortir de celui-ci par une paraphrase, mais y entrer par un  commentaire. »

 

François Zourabichvili

20:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lire

mardi, 30 septembre 2008

Lire

« On ne juge pas d’un projet clinique comme d’un projet descriptif ; la vérité d’un diagnostic relève d’un autre code que la ‘vérité-de-jugement’ ».

Gérard LEBRUN, La patience du Concept.

23:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lire

lundi, 31 mars 2008

Lire

« Oui, Lukacz a les instruments pour comprendre Heidegger, mais il ne le comprendra pas, car il faudrait le lire, saisir le sens des phrases une à une. Et cela, il n’y a plus un marxiste à ma connaissance, qui en soit encore capable. (Note : c’est qu’ils ne peuvent se dépouiller d’eux-mêmes, ils refusent la phrase ennemie (par peur, par haine, par paresse), dans le moment même où ils veulent s’ouvrir à elle. A la lettre, ils ne comprennent pas un mot de ceux qu’ils lisent.) »

SARTRE, Critique de la raison dialectique

17:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lire

samedi, 10 décembre 2005

Lire LSP

Historique d'une lecture :

 

« Je vous suis » : je comprends bien votre propos ;

 

« …mais où ? » : mais je comprends surtout que vous n'allez nulle-part, qu'il n'y a rien à comprendre. A quoi donc cela rime-t-il ?

 

« Je vous suis » : allez-y, je vous fais confiance ;

 

« …mais où ? » : proposition enjouée  d’aventure.

 

16:20 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : lire