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jeudi, 31 juillet 2008

DLXXXVIII, suite 305, 3737

La pensée n’existe qu’à partir de la rétention de ses propres opérations.

samedi, 20 octobre 2007

DLXXXVIII, suite 269, 3593

Le constat de conjonction constitue le seuil pessimal de la pensée – cette mise en relation est l’opération la plus simple qu’elle puisse effectuer. Mais s’agit-il pour autant de l’atome de la pensée, ce dont toute pensée serait le composé ?

mercredi, 26 juillet 2006

DLXXXVIII, suite 236, 2295

Il y a une résistance efficace de la pensée face à ce qui tend à l’interrompre dans la mise en rapport de ses contenus, une autorité de qui s’efforce dans l’accomplissement ou la rétention d’un mouvement complexe jusqu’à le porter au bord de la désorientation. La pensée, investie en cette opération, n’est pas absente au monde, comme si elle le mettait entre parenthèses dans la pure absorption en elle-même, mais elle se maintient dans l’ouverture à lui, sous la modalité plus exactement du commandement efficient.

mardi, 13 juin 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 5

A l’inverse, se peut-il qu’il n’y ait dans l’esprit que du raisonnement ? Que rien ne s’y produise autrement qu'effectué en fonction de ce qui l’occupe déjà ?  

dimanche, 23 avril 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 4

Quoi qu'il en soit de cette question, le champ de ces relations existe, et le peut selon différents degrés d'intensité. Cette intensité est fonction de deux paramètres : le nombre des relations dont se compose le champ considéré et l'intensité de la présence de chaque événement dans l'esprit. Considérant cela, on comprendra aisément que l'intensité de ce champ admet, au moins, une borne supérieure : celle au-delà de laquelle il advient que l’attention dérive, en se dissolvant, sur les événements mentaux et, donc, que le raisonnement déchoit en délire – il est un seuil d’intensité au-delà duquel l'un de ses termes s'évanouissant, la relation ne peut plus exister.

lundi, 03 avril 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 3

Il arrive, si cela n’est pas nécessaire, que les éléments dont le raisonnement se compose existent dans l’esprit en relation avec les événements évoqués précédemment. Ceux-ci forment comme un halo turbulent dont le raisonnement constitue le centre. « Comme » seulement, car il n’est pas assuré que celui-ci soit - ou, du moins, qu’il soit exclusivement - la source de ceux-là : il semble en effet que, parfois, ce soient eux qui, à l’inverse, suscitent la continuation du raisonnement.

mardi, 28 février 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 1

Par « délire », on désigne ici tout un champ d’événements d’ordre mental qui se produisent irréflexivement - formes émergeantes, quasi-images, mouvements, connexions -, cela  sous le régime non point de la confusion, mais de la fugacité.

mercredi, 22 février 2006

DLXXXVII, suite 4, 37

Penser est l’acte de raisonner accompagné de délire.