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samedi, 25 août 2007

Que la langue n’est pas innocente.

« Il semble, assez étrangement, que certains auteurs créent une catégorie déterminée de commentateurs : parler heideggerien ou parler lacanien, voilà qui est en France monnaie courante (…). On constate toutefois cette différence qu’à la langue de bois des seconds (…) se substitue, pour les premiers, une sorte de langue amphibie, à mi-chemin entre la mélodie, la prophétie et la poésie populaire (…). S’il est certain que le style d’un penseur n’est nullement indépendant de sa pensée, cela n’implique pourtant pas qu’il suffise d’imiter celui-là pour atteindre celle-ci. Et moins encore, bien sûr, pour l’expliciter avec pertinence. »

Marlène ZARADER