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mardi, 13 juin 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 5

A l’inverse, se peut-il qu’il n’y ait dans l’esprit que du raisonnement ? Que rien ne s’y produise autrement qu'effectué en fonction de ce qui l’occupe déjà ?  

dimanche, 23 avril 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 4

Quoi qu'il en soit de cette question, le champ de ces relations existe, et le peut selon différents degrés d'intensité. Cette intensité est fonction de deux paramètres : le nombre des relations dont se compose le champ considéré et l'intensité de la présence de chaque événement dans l'esprit. Considérant cela, on comprendra aisément que l'intensité de ce champ admet, au moins, une borne supérieure : celle au-delà de laquelle il advient que l’attention dérive, en se dissolvant, sur les événements mentaux et, donc, que le raisonnement déchoit en délire – il est un seuil d’intensité au-delà duquel l'un de ses termes s'évanouissant, la relation ne peut plus exister.

lundi, 03 avril 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 3

Il arrive, si cela n’est pas nécessaire, que les éléments dont le raisonnement se compose existent dans l’esprit en relation avec les événements évoqués précédemment. Ceux-ci forment comme un halo turbulent dont le raisonnement constitue le centre. « Comme » seulement, car il n’est pas assuré que celui-ci soit - ou, du moins, qu’il soit exclusivement - la source de ceux-là : il semble en effet que, parfois, ce soient eux qui, à l’inverse, suscitent la continuation du raisonnement.

vendredi, 17 mars 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 2

Au contraire, l’acte de raisonner se produit réflexivement, c’est-à-dire s’accomplit en fonction de ce que l’on admet en conditionner la validité, et il est en ceci essentiellement rétensif, le résultat de ce qui par lui est déjà effectué ne s’oubliant pas sans qu’il ne se dissipe comme tel.

mardi, 28 février 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 1

Par « délire », on désigne ici tout un champ d’événements d’ordre mental qui se produisent irréflexivement - formes émergeantes, quasi-images, mouvements, connexions -, cela  sous le régime non point de la confusion, mais de la fugacité.

mercredi, 22 février 2006

DLXXXVII, suite 4, 37

Penser est l’acte de raisonner accompagné de délire.