Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 31 août 2009

Lorsque le langage parle

« Il disait, et les frémissements de sa lyre se mêlaient à sa voix, et les pâles ombres pleuraient. Il disait, et Tantale ne poursuit plus l'onde fugitive, et la roue d'Ixion s'arrête étonnée, et les vautours cessent de ronger le flanc de Tityus, et les filles de Bélus se reposent sur leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton fatal rocher. Alors, pour la première fois, des larmes, ô triomphe de l'harmonie ! mouillèrent, dit-on, les joues des Euménides. »

 

Ovide, Métamorphoses.

jeudi, 30 juillet 2009

You shone like the sun

Eyes 2.JPG

mardi, 30 juin 2009

DLXXXVIII, suite 311, 3585

C'est dans l'accomplissement de l'oeuvre que toute chose apparaît en sa vérité.

jeudi, 28 mai 2009

Lire

« Qu’est-ce qu’expliquer un texte philosophique ? Cela ne doit pas signifier le traduire dans un langage commun, car c’est là l’illusion par excellence qui barre à jamais l’accès aux textes philosophiques. Il s’agit au contraire d’amener le lecteur ou l’auditeur à comprendre la langue dans laquelle le texte est écrit, langue nécessaire qui est à la fois le moyen et l’effet de la pensée qui s’y exprime. En somme : non pas extraire des significations, en produisant une réplique explicite du texte, mais s’engager dans le mouvement du sens inséparable du texte lui-même ; non pas sortir de celui-ci par une paraphrase, mais y entrer par un  commentaire. »

 

François Zourabichvili

20:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lire

lundi, 06 avril 2009

ΠΕΡΙ ΤΡΟΛΛΙΝΓ

« Voici en tout cas comment tu dois faire : ne sois pas déloyal dans ton questionnement. Aussi bien est-ce une grande absurdité, quand on se déclare préoccupé d’excellence, de s’adonner exclusivement à être déloyal dans ses propos. Et être déloyal, cela arrive dans un cas de ce genre : quand on ne dissocie pas les moments qu’en emploie à soutenir une lutte et ceux qu’on emploie à dialoguer ; dans le premier cas, celui qui donne la réplique, on joue à le faire trébucher autant qu’on peut, alors que dans un dialogue, on s’applique à le corriger, en lui signalant seulement les chutes où lui-même s’est précipité par sa propre faute, ou par celle des ses précédentes fréquentations. Car si tu fais ainsi, ceux qui ont affaire à toi s’imputeront à eux-mêmes, et non à toi, le trouble et l’impasse qui sont les leurs : toi, ils te rechercheront et t’aimeront, tandis qu’ils se prendront eux-mêmes en haine et, se fuyant eux-mêmes, ils se jetteront dans la quête du savoir pour devenir autres et se débarrasser de ceux qu’ils étaient auparavant. Mais si tu fais le contraire, comme la plupart, c’est le contraire qui t’arrivera : à la place d’aspirants au savoir, ce sont des gens qui détestent cette chose-là que tu révéleras en tes compagnons, quand ils seront devenus plus âgés. »

 

Platon, Théétète.

jeudi, 12 mars 2009

Argos

vendredi, 27 février 2009

Seabird

Seabird.jpg
« Sans envergure, il n'est pas d'envol »
Badebec

mardi, 13 janvier 2009

Le temps, comme il s’écoule au Chardon bleu

Au Chardon Bleu 2.JPG

mercredi, 31 décembre 2008

2008 - 2001 = Seven

IMG_2570 bis Seven Sun.JPG

jeudi, 06 novembre 2008

Du possible

« A la gauche, qui désespère du possible, Deleuze semble dire : l'épuisement du possible, c'est très bien (…). La gauche ne peut que récuser l'énoncé ; mais la droite ne peut le reprendre à son compte qu'à condition de ne pas le comprendre (ou de le comprendre à sa manière : du possible, de toute façon, il n'y en a jamais eu). »

 

François Zourabichvili, Deleuze et le possible (de l’involontarisme en politique)