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dimanche, 23 avril 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 4

Quoi qu'il en soit de cette question, le champ de ces relations existe, et le peut selon différents degrés d'intensité. Cette intensité est fonction de deux paramètres : le nombre des relations dont se compose le champ considéré et l'intensité de la présence de chaque événement dans l'esprit. Considérant cela, on comprendra aisément que l'intensité de ce champ admet, au moins, une borne supérieure : celle au-delà de laquelle il advient que l’attention dérive, en se dissolvant, sur les événements mentaux et, donc, que le raisonnement déchoit en délire – il est un seuil d’intensité au-delà duquel l'un de ses termes s'évanouissant, la relation ne peut plus exister.

vendredi, 07 avril 2006

Load your head, blow it up, feeling good, baby

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mercredi, 05 avril 2006

Différence et répétition

« Un jour de mai 68, j'y ai vu une chose très belle, au milieu de l'après-midi. Il y avait beaucoup de monde et tout le monde pleurait. Tout un café pleurait. C'était très beau. Une grenade lacrymogène était tombée.

Si je n'y étais pas allé régulièrement tous les matins, je n'aurais rien vu de tout ça. Tandis que là, sous mes yeux, une brèche s'était ouverte dans la réalité. Il est trop tard, n'y allons pas. J'ai peur de ne plus rien y voir. J'ai peur. J'ai peur. Je ne voudrais pas mourir. »

La maman et la putain

lundi, 03 avril 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 3

Il arrive, si cela n’est pas nécessaire, que les éléments dont le raisonnement se compose existent dans l’esprit en relation avec les événements évoqués précédemment. Ceux-ci forment comme un halo turbulent dont le raisonnement constitue le centre. « Comme » seulement, car il n’est pas assuré que celui-ci soit - ou, du moins, qu’il soit exclusivement - la source de ceux-là : il semble en effet que, parfois, ce soient eux qui, à l’inverse, suscitent la continuation du raisonnement.

jeudi, 23 mars 2006

Bêtise et génie

« Si la bêtise, en effet, vue de dedans, ne ressemblait pas à s’y méprendre au talent, si, vue de dehors, elle n’avait pas toutes les apparences du progrès, du génie, de l’espoir et de l’amélioration, personne ne voudrait être bête et il n’y aurait pas de bêtise. Tout au moins serait-il aisé de la combattre. »

Musil

mercredi, 22 mars 2006

Bêtise et vérité

« Il n’est pas une seule pensée importante dont la bêtise ne sache aussitôt faire usage, elle peut se mouvoir dans toutes les directions, et prendre tous les costumes de la vérité. La vérité, elle, n’a jamais qu’un seul vêtement, un seul chemin : elle est toujours handicapée. »

Musil

vendredi, 17 mars 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 2

Au contraire, l’acte de raisonner se produit réflexivement, c’est-à-dire s’accomplit en fonction de ce que l’on admet en conditionner la validité, et il est en ceci essentiellement rétensif, le résultat de ce qui par lui est déjà effectué ne s’oubliant pas sans qu’il ne se dissipe comme tel.

jeudi, 09 mars 2006

Hypallage stupéfiant

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mardi, 28 février 2006

DLXXXVII, suite 4, 37, 1

Par « délire », on désigne ici tout un champ d’événements d’ordre mental qui se produisent irréflexivement - formes émergeantes, quasi-images, mouvements, connexions -, cela  sous le régime non point de la confusion, mais de la fugacité.

dimanche, 26 février 2006

Un peu à la manière de T.S. et S.C. - When Legends Gather #97,5

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