Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 15 mai 2011

Eveil

Le jour insistait depuis un moment déjà quand, finalement arraché à la contemplation du jeu de ses propres soubresauts, l’esprit se déversa au dehors et, à mesure qu’il l’emplit, fit apparaître le visible.

 

Sous l’effet de cette déroutante réversion, le monde exhibait ses rigidités vacillantes, en écho aux vibrations qui me parcouraient. Comme je m’y déplaçais, elles se stabilisaient cependant en des formes familières, reléguant leurs fluctuations comme à ce qui ne tenait qu’au chancèlement passé de mon point de vue.

 

Suivant alors les lignes par où elles fuyaient, je me retournai pour en apprécier la réalité avant qu’elles s’évanouissent.

 

Dans leur sillage disparaissant, Lambert se tenait pour préserver, en quelques traits de lumière, la trace de leur passage.