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mardi, 31 octobre 2006

DLXXXVIII, suite 254, 3169, 1

L’émergence des possibles ne peut procéder de la volonté de l’individu puisque de la sorte, elle ne peut s’exercer qu’à partir des schèmes d’action qu’il possède déjà et, le mobilisant ainsi entièrement en eux, le voue plus sûrement à la clôture.

Commentaires

ça, c'est on ne peut plus clair, l'émergence des possibles n'est "réalisable" qu'en état d'abandon, c'est-à-dire retour à un positionnement cohérent dans l'univers; c'est d'ailleurs le propre de toutes les voies mystiques que de l'indiquer.

Écrit par : gmc | jeudi, 02 novembre 2006

Il s’agit ici d’une critique du volontarisme, d’une mise en évidence de l’impuissance qui lui est propre, mais je ne vois pas que cela implique un mysticisme, c’est-à-dire l’abandon à un absolu dans le désir de s’unir à lui. Du relâchement de la volonté ne procède l’émergence des possibles qu’à condition que l’individu soit de la sorte emporté vers une figure supérieure, donc ne se dissolve pas, et l’apparition d’un schème sensori-moteur ne s’explique pas nécessairement par une rencontre avec le divin.

Écrit par : Préau | jeudi, 02 novembre 2006

personne n'a parlé d'absolu, pas plus que d'union, ceci est pure interprétation de votre part. les mystiques sont diverses et variées et "union" ou "absolu" ne sont que des termes dialectiques, donc des figures grossières, employées par certaines voies tout comme peut l'être le terme "dissolution".
le terme "figure supérieure" est lui aussi un postulat dialectique.
que recouvre votre emploi du terme "individu"?

Écrit par : gmc | jeudi, 02 novembre 2006

Préau > Ne sommes nous pas là dans l’émergence des possibles propres à l’individu et pourquoi y aurait il d’autres émergences possibles que celles offertes par les schèmes sensori-moteur ?
Gmc > l’absolu est contenu dans ton discours, il suinte de chacune de tes tropes.

Écrit par : metalogos | vendredi, 03 novembre 2006

gmc, j’imagine que votre première intervention n’est pas un simple moment phatique. Je lui prête donc un sens et si ce n’est pas celui que vous lui donnez, la moindre des choses est, avant d’interpréter à votre tour et d’interroger l’interprétation que j’en livre, de l’expliciter un peu.

metalogos, l’individu et le monde avec lequel il est aux prises sont en rapport de détermination réciproque : la transformation des conditions de sensibilité se confond avec l’émergence d’une possibilité nouvelle dans le monde, et l’individu n’est pas hors monde. Aussi, ce n’est pas que l’émergence de possibles ait lieu hors des schèmes sensori-moteurs que je mets en évidence – comme s’il s’agissait d’une singularité à côté de celle qui se produirait à partir d’eux alors que, bien au contraire, ceux-ci délimitent le possible -, mais qu’elle ne puisse avoir lieu que comme apparition d’un nouveau schème.

Écrit par : Préau | samedi, 04 novembre 2006

que faut-il vous expliciter dans ces deux lignes?

Écrit par : gmc | dimanche, 05 novembre 2006

Résumons: Quand on veut on peut et la réciproque n'est pas vraie.
A la bonne heure.
Hé, les gars! Arrêtez d'enrober votre pensée vide par des grands mots.

Écrit par : Brouillard à couper au couteau | dimanche, 05 novembre 2006

brouillard,

excellent votre texte. sincèrement.

Écrit par : gmc | dimanche, 05 novembre 2006

"Résumons: Quand on veut on peut et la réciproque n'est pas vraie." : :-))) Ce passage, je ris à chaque fois que je relis.

Ce qui est ici proposé à la lecture s’élabore à partir et dans le prolongement de certaines œuvres philosophiques. Il est donc probablement plus difficile d’accès quand on ne les connaît pas. Mais l’attitude qui consiste à conclure vide ce dont on ne saisit pas le sens est particulièrement stupide. Personne ne vous pousse à vous engager dans le processus qui vous permettrait de conclure en raison à cet égard, mais alors tirez en les conséquences et gardez vos considérations pour vous.

gmc, pourquoi faudrait-il choisir, les deux lignes entières, c’est trop ?

Écrit par : Préau | dimanche, 05 novembre 2006

une demande d'explication est émise suite à une incompréhension; si l'incompréhension n'est pas formulée, comment voulez-vous qu'il puisse y avoir explication?
d'autre part, la compréhension ne représente que le "saisir" ou le "prendre" du mental et le frein majeur à l'abandon est justement l'emprise onirique de ce même mental.

Écrit par : gmc | lundi, 06 novembre 2006

L'émergence des (du ?) possible engendre t'il la fermeture de ce qu'on a voulu comme impossibe ? Vous tournez sur le quantique depuis une brève histoire du temps ? Bien à vous.

Écrit par : Lambert Saint-Paul | jeudi, 09 novembre 2006

Préau, tout à fait d'accord pour dire avec toi que la volonté individuelle ( elle n'est qu'un mot disait Spinoza) est le nom de l'impuissance de l'individu et le nom de la clôture où il est condamné à s'enfermer. Moi, ça me fait penser au volontarisme assez triste des écologistes, à l'idée de faire reposer le salut de notre planète sur la volonté individuelle de changer ses habitudes. A ce compte-là, on n'est pas sortis de l'auberge.

Écrit par : sancho | jeudi, 09 novembre 2006

gmc, la seule raison pour laquelle on ne puisse expliciter ce que l’on a écrit quand pourtant une interprétation que l’on rejette en a été donnée – donc qu’une incompréhension devrait avoir été identifiée -, c’est qu’on ne sache pas soi-même ce qu’il signifie, bref, que l’on n’ait rien à dire au moment où l’on en fait part. Aucun effort sérieux de compréhension pas plus que d’explicitation ne se trouve dans vos contributions : la dissolution est bien la vérité de votre concept d’abandon.

sancho, votre exemple est intéressant, mais contestable : une réforme de soi, un changement de règle de conduite suite à une méditation attentive de ses conséquences eu égard à la conservation de son être, est compatible avec une critique du volontarisme si cette méditation ne se fait pas à partir de la considération, par l’individu constitué, qu’il constitue son propre fond.

Cher Lambert, vous avez raison de mettre en évidence cette distinction concernant le nombre grammatical : elle implique une importante distinction de problématique, sur laquelle je reviendrai plus tard. Oui, dans la mesure où il me semble qu’on ne puisse vouloir comme impossible que ce qui menace le possible. Pourquoi, vous trouvez que je deviens indéterminé en quelque manière ?

Écrit par : Préau | jeudi, 30 novembre 2006

C'est possible !

:-)

Écrit par : Lambert Saint-Paul | dimanche, 10 décembre 2006

l'avant-dernière phrase "aucun effort..." est on ne peut plus juste - pas obligatoirement pour des raisons que vous pourriez imaginer - mais la conclusion sur laquelle elle débouche "la dissolution..." totalement hors de propos, cette dernière phrase n'étant constituée que de postulats dialectiques - représentatifs uniquement de ce qui les émet - et, à dire vrai, aucun d'entre eux n'est considéré ici comme dépositaire d'autre chose que cela.
en ce moment, "toutes choses sont libres du langage" (soûtra de l'entrée à lankâ, fayard 2006) est le climat principal ici, il est difficile pour la dialectique de s'aventurer sur ces terres qu'elle ne fréquente pas.

Écrit par : gmc | jeudi, 28 décembre 2006

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