Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 26 avril 2006

A hauteur de vie

« C'est le sentiment noble qui nous interdit de n'être que des jouisseurs de la vie. Ce sentiment se révolte contre toute espèce d'hédonisme. Nous devons nous acquitter de quelque chose en retour.— Mais la croyance fondamentale de la masse, c'est qu'il faut vivre pour rien,— c'est là sa vulgarité. »

Nietzsche

Commentaires

...un vieux sentiment chrétien d'être redevable à un créateur au paroxysme même de la jouissance ? ou la conscience de la douleur du monde par contraste ? Non juste la volonté de détruite ce qui est inaccessible, voilà pour moi le comble de la vulgarité.

Écrit par : Lambert Saint-Paul | dimanche, 07 mai 2006

Comme la contemption de ce monde-ci, l’hédonisme est une forme de nihilisme : "la valeur de la vie ne se mesure pas à l'étalon de ces choses accessoires" dit Nietzsche, à propos du plaisir et de la peine. La critique des valeurs transcendantes et l’affirmation de l’immanence ne signifient donc pas l’abandon de toute exigence d’être digne de…, mais, plus subtilement, le changement de ce envers quoi on la remplit : « en vérité, c'est une noble parole, celle qui dit: "Ce que la vie nous a promis nous voulons le tenir - à la vie!" » (Ainsi parlait Zarathoustra, Des anciennes et nouvelles tables de la loi). C’est dire que la philosophie d’une telle affirmation en est une de la joie, à l’aune de laquelle l’hédonisme, en quoi la vie s’épuise puisqu’il n’est affirmation que d’un seul de ses aspects – celui, qui plus est, de la "liquidation du désir", comme dirait Deleuze -, est vulgarité.

Écrit par : Préau | mardi, 09 mai 2006

Les commentaires sont fermés.