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lundi, 31 octobre 2005

Adrien : le dandysme confinant à l’ascèse.

« N’ayant donc, pour la première fois depuis dix ans, plus rien à faire du tout, j’avais entrepris de ne rien faire effectivement, c’est-à-dire de pousser l’inoccupation à un degré jamais atteint au cours de mon existence.
 
Je m’efforçais même de ne plus penser.
 

J’étais enfin seul devant la mer, loin du rythme des croisières et des plages, réalisant un rêve très cher de mon enfance et d’années en années différé.

J’aimais que le regard que je portais sur elle fut le plus vide possible, exempt de toute curiosité de peintre ou de naturaliste, car peut-être, si j’avais suivi l’une de mes pentes, aurais-je passé ma vie à collectionner et herboriser.
 

Je m’abandonnais à la seule fascination des mouvements de l’ombre et de la lumière, jusqu’à entrer dans une léthargie que le bain prolongeait. Cet état de passivité, de disponibilité totale semblait fait pour se poursuivre bien au-delà de l’espèce d’euphorie où vous met le premier contact de la saison avec la mer.  Je m’imaginais très bien, coulant pendant tout un mois, mes journées dans le même moule. »

Commentaires

Je vous suis, mais où ?

Écrit par : Lambert Saint-Paul | lundi, 31 octobre 2005

Point dans l'offense, je dirais que le dandysme est une ascèse de synthèse. Ne mériterions nous pas mieux que de collectionner les points, bons ou mauvais de notre vie ? Je fais autant cette réflexion à vous qu'à moi d'ailleurs - j'en prends conscience en l'écrivant ici -

Je vous suis, mais où ? - Je garde aussi en mémoire ce regard lancé à travers les siècles -

Vous n'êtes pas un système - précisément - : quel joie de vous côtoyer.

Écrit par : Lambert Saint-Paul | mardi, 01 novembre 2005

Le dandysme comme ascèse de synthèse ? Pourquoi pas, il est vrai qu’à l’ascèse, Adrien ne parvient pas à s’élever parfaitement : une fois après avoir renoncé à Haydée, il cède face au vide et au silence.

Je ne sais si nous méritons mieux, mais ce n’est en tout cas pas là quelques chose que je désire faire.

Joie partagée, Lambert.

Écrit par : Préau | mercredi, 02 novembre 2005

Un doute m’étreint : synthèse comme agencement en un tout d’une disparité d’éléments ou bien comme reproduction artificielle ?

Écrit par : Préau | jeudi, 03 novembre 2005

Les deux mon général.

Plutôt comme reproduction artificielle. La pose (et la pause ?) du dandy comme simulacre de la sagesse (inversée dans les valeurs, puisque le dandy ironise).

Écrit par : Lambert Saint-Paul | jeudi, 03 novembre 2005

je ne comprend rien a toute cette merde @+ bisou les kneakes

Écrit par : Guillaume | lundi, 11 décembre 2006

Guillaume, si l’on n’y comprend rien, on ne s’aventure pas à en juger.

Écrit par : Préau | vendredi, 22 décembre 2006

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