Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 31 août 2005

Déhiscence quasi érotique

medium_chardin_-_bowl-of-plums.jpg

mardi, 30 août 2005

Cécité et l’Antique

Au milieu de nulle-part, environné d’horizon, Cécité joue. Il danse et il court, les yeux fermés, et chacun de ses gestes esquisse de nouvelles vies et de nouveaux jouets, qui s’achèvent seuls dans l’élan de création, bordés d’éclairs et de musique.
 
L’Antique arrive, d’une marche sûre et légère ; on distingue le reflet de son ombre dans le coin de son œil.
 
Cécité danse, toujours insouciant, au milieu de ses créatures. « Tu n’as encore jamais parlé » lance Cécité, de la même manière que ses autres créatures.
 
L’antique stoppe sa marche : « Ça fait sept ans que j’attendais cela ».
 
Cécité ralentit sa danse surnaturelle, et l’achève sur une pause de combat. Accroupi avec une jambe d’attaque, les bras disposés en figure de proue, il se retourne vers l’Antique, et dévoile à vitesse constante ses yeux fous au fond desquels se meut l’inquiétant chaos des forces pures. Le visage nu et souriant, innocent jusqu’à la provocation, il reçoit l’Antique.
 
Cécité : Sais-tu ce que c’est que jouer ? Jouer, c’est s’enfoncer un couteau dans la plaie dentée et la remuer dans tout le corps pour faire parler les boyaux, le genou, le sexe ! Ce repli charnel qui passe parle pour tous mes attributs.
 
L’Antique : Ont-ils besoin de parler dans la douleur ?
 
Cécité : Tu sais bien ce que je veux dire ! Il te suffit de fermer les yeux...
 
L’Antique : Oui, fermer les yeux pour jouer avec les couleurs.
 
Cécité : Jouer... Je pourrais tout aussi bien dire jouir !
 
L’Antique : Jouer provoque la joie tout aussi bien que la souffrance.
 
Cécité : Mais il ne s’agit pas de vivre... Seulement de VIVRE PLUS !
 
L’Antique : As-tu déjà seulement vécu ? Coïncider avec soi-même, refluer à fleur de peau, être enfin à la surface...
 
Cécité : Et toi, dans ta recherche de l’équilibre absolu, as-tu seulement touché une fois toutes tes limites ? As-tu enfin trouvé la syntaxe à l’origine de tout ?
 
L’Antique : J’y suis presque, chaque jour je parcours la moitié du chemin qu'il reste. Un rien m’en sépare...
 
Cécité : Il t’en séparera toujours. Ce néant menacera ton équilibre à perpétuité.
 
L’Antique : C’est aussi une tâche noble que de réduire la blessure à presque rien.
 
Cécité : Il en sortira toujours une note.
 
L’Antique : Elle sera si fine qu’elle n’aura rien à envier au silence.
 
Cécité : Je veux une symphonie de la destruction !
 
L’Antique :  La peau qui s’étire pour recouvrir ses béances devient orgiaque.
Je veux, comme toi, une philosophie de la joie.

vendredi, 26 août 2005

Déréliction

medium_allemagne_annee_0_-_2.jpg
medium_allemagne_annee_0_-_1.jpg
medium_allemagne_annee_0_-_3.jpg

dimanche, 21 août 2005

DLXXXVIII, suite 248, 3086

Il ne faut jamais se jeter à l’eau, c’est le meilleur moyen de ne s’y point plonger véritablement. L’effectuation d’un geste nouveau, ce dont la sensation est hallucinante, implique certes rupture, mais d’avec l’habitude seulement ; par là est bien plutôt retrouvé le plan continu de l’expérience réelle.

Qu’est-ce que l’expérience réelle ? 

mardi, 16 août 2005

« Contempler la rigueur »

medium_jugement_de_salomon.4.jpeg

vendredi, 05 août 2005

DLXXXVIII, suite 246, 3051

Apparaître

Lorsque je fixe un objet immobile, est-ce qu’il m’apparaît incessamment ou bien n’y a-t-il d’apparition que de ce qui ne m’apparaissait pas l’instant d’avant ? Apparaît tout ce qui est apparent ou bien seulement ce qui le devient ?

Apparaître, est-ce un mouvement ou bien n’y a-t-il de mouvement que dans l’apparence ?

11:25 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : D, PhG

jeudi, 04 août 2005

DLXXXVIII, suite 152, 1207

Le sentiment de culpabilité Ce en quoi le sentiment de culpabilité est intolérable, c’est en tant qu'il se fait perte de temps durant lequel, au lieu de cheminer à partir de l’horreur de l’avoir commis, nous recommençons notre crime.

11:10 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : D

mercredi, 03 août 2005

DLXXXVIII, suite 190, 1886

Plongées
Il existe deux formes de plongée : l’une où le pôle récepteur est comme pesant sur la colonne évasée qui part de lui et où se trouve pris le pôle émetteur central, de telle sorte que, cette colonne prenant substance et résistant dans l’acte même où elle est comprimée, il fasse apparaître la chair violentée de son sujet (comme si, par cet écrasement, celui-ci devait se révéler enfin), et l’autre où il est au contraire comme se trouvant porté par ce qui en émane, flottant sur lui en vertu de cette même colonne, comme s’il l’offrait en sa vérité en lui laissant son intégrité.

lundi, 01 août 2005

DLXXXVIII, suite 247, 3074

Le jeu et la vertu
Qu’est-ce qui distingue le jeu pur de l’exercice de la vertu ?

17:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : D