lundi, 30 avril 2012
DLXXXVIII, suite 338, 4022
Une vérité ne peut contrarier l'intuition, car soit elle lui est hétérogène, et l'intuition lui est alors indifférente, soit elle la requiert, et elle ne peut au fond qu'en provenir.
23:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 31 mars 2012
Littéralité
« Ne prenez pas pour métaphores des concepts qui, malgré l'apparence, n'en sont pas; comprenez que le mot même de métaphore est un leurre, un pseudo-concept, auquel se laissent prendre en philosophie non seulement ses adeptes mais ses contempteurs, et dont tout le système des « devenirs » ou de la production du sens est la réfutation. Cette chaîne étrange et bigarrée que déployait la parole de Deleuze, l'auditeur de bon sens pouvait bien lui opposer son cadastre et n'y trouver que du figuré. Il n'en recevait pas moins en sourdine le perpétuel démenti du « à la lettre », l'invitation à placer son écoute en-deçà du partage établi d'un sens propre et d'un sens figuré. »
François Zourabichvili
23:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lire
mercredi, 29 février 2012
Réflexion
« Un des assistants lui dit : Prouve-moi que la Logique est utile. – Tu veux, lui dit-il, que je te le démontre ? – Oui. – Il me faut donc te faire une démonstration ? – D'accord. – Mais comment sauras-tu si je ne te fais pas un sophisme ? Notre homme se tut. Tu vois, lui dit-il alors, que tu confirmes par toi-même la nécessité de la Logique, puisque sans elle tu n'es même pas capable d'apprendre si elle est nécessaire ou si elle ne l'est pas. »
Arrien
22:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logiques
samedi, 07 janvier 2012
No death
00:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : i move my hips, in her i am home
mercredi, 30 novembre 2011
Faire le mouvement
« Le faux problème n'est pas mal posé, il ne pose rien du tout, il croit faire le mouvement mais ne meut que des ombres. »
François Zourabichvili
22:03 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 10 octobre 2011
Politique et vérité
« C'est pourquoi un des secrets de la réussite des régimes totalitaires réside dans la façon dont ils réussissent à persuader les gens que les divergences d'opinion les plus fondamentales ont une source qui les fait échapper au contrôle de la raison et rend inutile la discussion rationnelle à leur sujet. Pour le rationaliste convaincu qu'est Russell, le danger principal au sein d'une communauté démocratique est de laisser s'installer le sentiment que les conflits les plus importants doivent être traités, par souci d'efficacité, en excluant la raison et l'argumentation rationnelle. »
Bouveresse
17:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 31 août 2011
Ἑρμηνευτικός
L’insurmontabilité de la distance historique ne se peut asserter en connaissance de cause que depuis une position où l’on apprécie les situations herméneutiques qu’elle sépare - soit, précisément, en surmontant cette distance.
On ne pense donc jamais la différence de sens qu'à se donner les moyens de la résorber.
23:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 31 juillet 2011
Signes
« La première expérience de la pensée, c'est que nous n'avons pas le choix, que nous ne voulons pas avoir le choix, que nous n'énoncerons pas ce que nous souhaitons. Le penseur est heureux lorsqu'il n'a plus le choix. »
François Zourabichvili
16:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : signes
lundi, 27 juin 2011
DLXXXVIII, suite 326, 3963
Ce qui est impossible quand il ne fait que se proposer, arrive nécessairement quand il s'impose comme un défi.
16:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : d, signes
dimanche, 15 mai 2011
Eveil
Le jour insistait depuis un moment déjà quand, finalement arraché à la contemplation du jeu de ses propres soubresauts, l’esprit se déversa au dehors et, à mesure qu’il l’emplit, fit apparaître le visible.
Sous l’effet de cette déroutante réversion, le monde exhibait ses rigidités vacillantes, en écho aux vibrations qui me parcouraient. Comme je m’y déplaçais, elles se stabilisaient cependant en des formes familières, reléguant leurs fluctuations comme à ce qui ne tenait qu’au chancèlement passé de mon point de vue.
Suivant alors les lignes par où elles fuyaient, je me retournai pour en apprécier la réalité avant qu’elles s’évanouissent.
Dans leur sillage disparaissant, Lambert se tenait pour préserver, en quelques traits de lumière, la trace de leur passage.
18:32 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : un peu à la manière de...


